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Acteurs et Alliances des Futures Autoroutes de l'Information (Carte de ce dossier) Le Commerce Electronique |
| Retour au Sommaire | Le commerce électronique ou E-commerce est au centre
d'une bataille féroce. Bien que son utilisation tarde à
exploser (1996 devait être l'année du E-commerce), son
rythme de croisière arrivera certainement bien avant
tout autre source lucrative sur Internet (mis à part la
publicité). Le bras de ferLa bataille pour le E-Commerce a pour enjeu d'obtenir un pourcentage des transactions effectuées sur le Web (de la même manière que Visa, MasterCard ou American Express prennent un pourcentage sur les transactions effectuées par carte de crédit). Quand on imagine qu'elles remplaceront à plus ou moins long terme de plus en plus les transactions traditionnelles (par carte de crédit, chèque ou liquide), on comprend que cet enjeu est crutial pour les compagnies de cartes de crédit comme les organismes bancaires. C'est d'ailleurs entre ces deux types d'acteurs que se joue le bras de fer. Dans l'histoire, les acteurs informatiques se font purement et simplement évincer du gâteau. Ainsi, Microsoft a été voir Visa pour lui proposer un partenariat, sa solution de commerce électronique sous le bras. Visa a décliné l'offre de Bill Gates (qui demandait un pourcentage sur les ventes effectuées sur le Web) et a préféré s'associer avec son rival MasterCard, gardant ainsi un contrôle sur les transactions sur le Web. Dans l'histoire, les acteurs informatiques pourront quand même gagner de l'argent, mais uniquement en vendant leur solution de E-Commerce. Les divers mouvementsDivers acteurs ont déjà placé leur pions afin de protéger leurs intérêts. Visa & MastercardConscients que ce nouveau type de transactions risquait de concurrencer dangereusement les transactions traditionnelles par carte de crédit s'ils n'y prenaient gare, Visa et Mastercard se sont associés et ont crée le standard SET (Secure Electronic Transaction). SET est bien évidemment architecturé autour de la carte de crédit, permettant aux deux géants de garder leur pourcentages sur les transactions en ligne. Le principe utilisé par SET est le suivant:
La grosse différence avec les transactions actuellement effectuées sur le Web (où le fournisseur décrypte le numéro de carte de crédit du client et effectue ensuite une transaction traditionnelle) est que le fournisseur ne voit pas le numéro de carte de crédit du client. Il ne fait que le transmettre à sa banque et ne peut le réutiliser une seconde fois. Supporté par la plupart des éditeur de logiciels, SET est à la base des principaux protocoles de commerce électronique. En FranceEn France, le Groupement des cartes bancaires, Europay France (filiale de MasterCard) et le comsortium E-Comm (constitué de Visa France, le Crédit Lyonnais, la Société Générale et la BNP, France Télécom et GemPlus auquel se sont joint la Redoute, les 3 Suisses, Décathlon et les Echos) se sont mis d'accord sur le protocole E.C.SET (Evolutive Chip SET). Basé autour de SET, E.C.SET permet d'identifier le client par le biais d'une carte à puce (lue avec un lecteur de carte pour PC par exemple). Des obstacles à surmonterLes deux obstacles qui se dressent devant le E-Commerce sont:
Laurent Poulain - Les acteurs et alliances des futures Autoroutes de l'Information |